Alma Chamber Orchestra Concert pour la paix

L'Alma Chamber Orchestra en tournée au Maghreb - février 2015

Après le Moyen Orient et l'Europe, le prestigieux orchestre Alma Chamber Orchestra poursuit sa prodigieuse tournée internationale en se produisant cette fois-ci au Maghreb.

Sous la baguette du jeune et brillant chef d'orchestre Lionel Bringuier et sous la direction artistique d'Anne Gravoin, violon solo, l'Alma Chamber Orchestra avec sa cinquantaine de musiciens sera en concert exceptionnel à Alger le 17 février avec le talentueux pianiste Denis Pascal, les 19 et 20 février à Rabat et à Tunis avec le célèbre violoncelliste Gautier Capuçon "pour faire vivre la musique et la paix d’une rive à l’autre de la Méditerranée", lit-on dans le communiqué de presse de l'Orchestre.

L’Alma Chamber Orchestra, à travers ses représentations - avec des musiques ouvertes sur le monde, sur toutes les cultures, dans tous les répertoires et pour toutes les générations- œuvre, précise-t-on encore, " pour le rapprochement des peuples par le langage du cœur et de l’esprit dont la musique est l’expression universelle".

©HuffPost Algérie http://www.huffpostmaghreb.com/2015/02/16/lalma-chamber-orchestra-en-tournee-au-maghreb_n_6691034.html

Ambassade de France à Abou Dabi - 23 avril 2014

Soirée musicale française à l’Emirates Palace avec l’Alma Chamber Orchestra


abou dabiL’Alma Chamber Orchestra, formation qui regroupe des artistes issus des plus grands orchestres de Paris sous la direction artistique de la violoniste Anne Gravouin, a donné pour la première fois dans le Golfe un concert à l’auditorium de l’Emirates Palace à Abou Dhabi, mardi 15 avril.

Sous la baguette du jeune et brillant chef d’orchestre Lionel Bringuier et devant une salle enthousiaste, l’Alma Chamber Orchestra a décliné « Earth », une œuvre du musicien compositeur qatarien Wael Binali, présent à cette occasion.

Très applaudie également la prestation magnifique du soliste Nicolaj Znaider, l’un des violonistes les plus talentueux de sa génération, dans une œuvre de Mendelssohn, le Concerto pour violon n°2. Enfin, standing ovation de la salle pour la Symphonie n°7 de Beethoven, interprétée magistralement par les quarante-trois musiciens.

Ce concert était organisé par la fondation « Alma Nostra Foundation ». L’Alma Chamber Orchestra se produira salle Playel à Paris, le jeudi 17 avril.

© Ambassade de France à Abou Dabi
http://www.ambafrance-eau.org/Soiree-musicale-francaise-a-l

Le Journal du Dimanche - 18 avril 2014

Valls et sa femme impulsent-ils un élan nouveau à la musique classique?

Un orchestre tout beau, tout neuf, puisqu’il a à peine un an, était en vedette jeudi soir à la salle Pleyel. Il s’appelle l’Alma Chamber Orchestra. Il est formé de quarante trois interprètes des plus grands orchestres, notamment parisiens. Cet ovni musical est déjà célèbre parce que son premier violon, Anne Gravoin, s’appelle à la ville Madame Manuel Valls. C’est elle qui est à l’origine de cette formation.

Dans la salle Pleyel, jeudi soir, se bousculaient des célébrités, BHL et sa femme Arielle Dombasle, Gérard Holtz et son épouse Muriel Mayette, administrateur du Français, des journalistes des télés qui, d’habitude, ne donnent jamais à entendre une seule note de classique et des ministres à la pelle dont Aurélie Filipetti (Culture) et Bernard Cazeneuve (Interieur) : le tout Paris, venu se faire remarquer auprès du nouveau Premier ministre. Manuel Valls rayonnait et son sourire n’avait d’équivalent que celui de la ravissante "premier violon" qui essayait de dissimuler le sien, se tournant résolument vers ses musiciens que dirigeait le chef français Lionel Bringuier (27 ans).

Celui-ci est connu des lecteurs du JDD : en 2001, lors des Victoires de la Musique, nous avions mis en valeur ce garçon de 15 ans. Depuis, il vole de succès en triomphe, de Los Angeles à la Tonhalle de Zurich dont il prend la tête la saison prochaine en passant par l’Orchestre Philharmonique de Radio France qu’il dirige plusieurs fois chaque année.

Le concert? Un miracle de solistes, le clarinettiste Philippe Berrod, de l’Orchestre de Paris, dans une époustouflante Ouverture sur des thèmes juifs de Prokofiev. Ce fut ensuite le Concerto pour violon n°2 de Mendelssohn, interprété par l’Israélo-danois Nikolaj Znaider : avec la beauté sonore de son instrument, un Guarnerius del Jesu de 1741, il transfigure cette partition célèbre. Dans la septième symphonie de Beethoven, apothéose dansante mais aussi funèbre, Lionel Bringuier exalte l’Alma Orchestra, sa jeune formation encore un peu timide : il lui faudra des années de travail et de cohésion pour devenir une "grande", mais c’est bien parti. Les orchestres de Dresde, de Liepzig, de Vienne et de Berlin ont eu des centaines d’années d’apprentissage, jour après jour, avant d’atteindre les sommets de la musique.

Le plus important dans cette soirée est l’implication du Premier ministre. Depuis Raymond Barre qui avait restimulé l’Orchestre de Paris, on n’avait pas vu autant d’intérêt pour le classique qui, en dehors de soirées aussi institutionnelles, accueille de plus en plus un public de jeunes. Sans doute Valls souffle-t-il un bon vent sur le classique.

© Nicole Duault - Le Journal du Dimanche
http://www.lejdd.fr/Culture/Spectacle/Manuel-Valls-et-sa-femme-impulsent-ils-un-elan-nouveau-a-la-musique-classique-662435

Concert Salle Pleyel - 17 avril 2014

Concert : Lionel Bringuier à la Salle Pleyel avec l’Alma Chamber Orchestra

11Chaque soirée est unique à la Salle Pleyel. Hier soir Louis s’y est à nouveau rendu. Au programme Prokofiev, Mendelssohn et Beethoven.

L’ouverture sur des thèmes juifs de Prokofiev est une œuvre courte du compositeur russe. Inspiré d’airs traditionnels il s’agit à la base d’une œuvre pour musique de chambre que Prokofiev a composé en 1919 pour un ensemble juif à New York, le compositeur ayant du quitter la Russie soviétique. Prokofiev en fera plusieurs années après une version pour orchestre.
Le Concerto pour violon en mi mineur de Felix Mendelssohn fait partie des partitions incontournables du violon et du romantisme allemand en particulier. Singulier de part sa forme (c’est notamment le violon qui attaque immédiatement sans exposition de l’orchestre) ce concerto est le deuxième de Mendelssohn, composé quelques années avant sa mort. Richesse mélodique, puissance chromatique… Impossible de rester insensible à ce concerto.
C’est à l’âge de 42 ans que Ludwig van Beethoven compose en parallèle les 7ème et 8ème symphonies. Nous aimons beaucoup la symphonie n°7 surtout pours on second mouvement, dramatique, profond en forme de marche funèbre. Lors de la création, c’est Beethoven lui-même qui dirige et alors qu’il avait déjà des problèmes d’audition il rencontre un très grand succès.

A la baguette l’un des prodiges français, le jeune Lionel Bringuier. S’il se chuchote que Radio France l’a dans son viseur, le chef niçois a pour l’instant une très belle carrière internationale. Chef en résidence à Los Angeles, directeur musical à Zurich et à Valladolid, lauréat du concours de Besançon, violoncelliste dès l’âge de 5 ans… La biographie de Lionel Bringuier n’est qu’une suite d’exploits.
Il est pour cette soirée accompagné de trois solistes. Au violon Nikolaj Znaider également connu pour ses talents de direction. Artiste en résidence à Londres, Dresde et aujourd’hui Berlin, né en 1975 à Copenhague il est lauréat du concours Reine Elisabeth.
A la clarinette Philippe Berrod, premier clarinettiste à l’orchestre de Paris qui a en parallèle une intense activité en tant que soliste invité. Enfin, au piano Denis Pascal, pianiste français originaire d’Albi, soliste invité dans le monde entier et pédagogue unanimement reconnu.
Pour accompagner tout ce beau monde, l’Alma Chamber Orchestra. Il s’agit d’un orchestre d’une quarantaine de musiciens créé il y a moins d’un an à Paris autour de la figure d’Anne Gravoin, premier violon de l’orchestre et dont la direction artistique est assurée par elle et les chefs invités.

Ambiance électrique hier soir dans une Salle Pleyel archi comble avec un parterre de personnalités politiques du Premier Ministre venu applaudir son épouse à la Ministre de la Culture en passant par la Maire de Paris. Le concert démarre un peu en retard avec Prokofiev et les notes de clarinette imposent immédiatement le silence dans la salle. Belle entrée en matière. Lionel Bringuier favorise une unité d’ensemble et semble très à l’aise tout comme le soliste qui, par contre, en fait trop dans la gestuelle.

Avec Mendelssohn et le célèbre premier mouvement de son concerto nous sommes vite frappés par des imprécisions rythmiques. Traditionnel duel dans ce genre d’œuvres entre le chef et le soliste. C’est à celui qui ira le plus vite entre Nikolaj Znaider aux allures de François Damiens, et Lionel Bringuier. Dommage. Le talent est pourtant indéniablement là. Le second mouvement est beaucoup plus réussi. Le soliste propose une très solide interprétation parfaitement juste et le chef est assuré, précis et simple. Malheureusement dans le troisième mouvement on retombe dans les travers du premier. Un très fort éternuement dans la salle, une pièce de Bach en rappel et nous voilà déjà à l’entracte.

Nous nous réinstallons pour la symphonie n°7 de Beethoven. Le démarrage est très rapide. Dommage pour les flûtes à qui l’on enlève un peu de leur présence. Au-delà de ça, belle direction, avec une vision d’ensemble de la part de Lionel Bringuier au service total de la partition. Pour le deuxième mouvement, ambiance yeux mi-clos, le chef est profond et lyrique mais le tout est un peu lisse. Et c’est la même impression que nous avons dans le troisième mouvement qui est impeccable mais presque trop. Enfin le quatrième mouvement est attaqué avec vigueur et force, on adhère.

Le chef est impressionnant et l’orchestre est excellentissime. Notre jugement sur l’interprétation n’engage que nous mais objectivement, impossible dans cette symphonie de ne pas reconnaître le talent exceptionnel des artistes présents sur scène surtout dans le quatrième mouvement. Nous avons vu un très grand chef diriger. Deux rappels avec une pièce contemporaine aux sonorités très cinématographiques et l’ouverture des Noces de Figaro mais nous commençons à fatiguer, le concert est long.

Avis un peu partagé donc pour cette soirée, mais nous retournerons voir sans hésiter cet Alma Chamber Orchestra et nous confirmons notre fascination pour Lionel Bringuier.

© Louis le Classique
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